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Mercredi 19 mars 2008
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TAILLEUR POUR DAMES

de Georges FEYDEAU

Mise en scène de Gérard GELAS


Vu au théâtre du Chêne Noir en novembre 2007
Oui, bon...

C'est du Feydeau, c'est sûr ! Mais à vrai dire j'y suis allé plus par curiosité de voir ce que Gérard Gélas en aurait fait que par réelle envie de rire. Saluons tout d'abord les costumes, impressionnants, et l'ingénieux décor qui fonctionne admirablement bien. Reconnaissons cela au metteur en scène. Mais...

Les situations sont vraiment lourdes, et n'arrachent que rarement un sourire. Feydeau, ça a vieillit. Heureusement le jeu irrésistible de Michel Grisoni et Marc Olinger (photo) rattrape l'ensemble, car le reste de la distribution est vraiment en faiblesse devant eux, premier rôle compris, ce qui est plus grave.

Soulignons encore un certain manque de rythme, plutôt suprenant vu la pièce, qui transforme ce vaudeville de luxe en quelque chose d'assez poussif. Quant à en rire... cela dépendra de votre humeur ce soir-là !

Monsieur Gélas, oublions vite cette création qui, bien qu'étant votre 6Oème, est loin de se placer parmi vos plus réussies !


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Par Manolito - Publié dans : Critiques
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Mercredi 19 mars 2008
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LE JOUEUR D'ECHECS
de Stefan ZWEIG

Mise en scène de Laurent Delvert

Vu au théâtre des Béliers en juillet 2007


Beau. Mais pas parfait.

Tiens, un roman mis en scène, intrigant ! On y va ? On y va. Et on n'a pas regretté.

Un décor simple sentant un peu trop le carton-pâte sur lequel vient se percher un seul acteur, Gilles Janeyrand, pour nous donner ce texte si connu, pour l'incarner et le faire vivre devant nous. La musique nous met tout de suite dans une ambiance charmante, désuette, et il arrive, gonflé d'humilité devant l'oeuvre de Zweig qu'il s'apprête à nous livrer.

On pourrait peut-être lui reprocher, cette fois-là sans doute, une certaine mollesse d'entrée de jeu, qu'il perdra heureusement petit à petit pour enfin nous captiver pleinement. Un manque de concentration qui pourrait s'expliquer par le fait... qu'on le voyait encore au café du théâtre quinze minutes seulement avant le début de la représentation! Hélas cela  a provoqué par moment une certaine monotonie dans ce difficile exercice qu'est le monologue. Quand l'acteur n'est "pas dedans", le spectateur peut "décrocher".

Mais les mots de Zweig sont bien là, sont bien dit, et on les écoute avec plaisir et frisson. On en ressort donc non pas transcendé, mais heureux d'avoir assisté à un théâtre noble et d'une certaine qualité, et surtout d'avoir passé un bon moment en compagnie d'un si beau texte.

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Par Manolito - Publié dans : Critiques
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