Lundi 24 mars 2008
CET ENFANT
Texte et mise en scène de Joël Pommerat
Vu le 17 mars 2008 au théâtre de Cavaillon
Cruellement fascinant.
Pommerat tire son oeuvre des mots des autres, des inconnus, pour les faire siens, et les transcender par son
talent.
Dans ce spectacle tout est parfait. On ne peut dire plus. Dans le dépouillement le plus complet, une tension inimaginable se crée, dans des situations presque insupportables selon les scènes. Les acteurs, merveilleusement habités, sont d'une justesse à couper le souffle.
La précision de l'utilisation des lumières comme créatrices autant d'espace que de sens nous laisse, elle aussi, admiratifs. La musique, les effets sonores... tout contribue à créer une ambiance qui ne peux laisser indemne.
Sur cette espace vierge, cette page qui veut paraître blanche mais qui est déjà noircie, le verbe est projeté. Acéré, il s'enfonce en nous, nous taille à vif, là où ça fait mal, dans notre intimité, notre propre histoire. Car chacun se reconnaît. Cette pièce a bouleversé l'ado que je suis, mais ne pourra que toucher chaque être humain dont le coeur est encore de chair, car ces mots nous parlent à nous, directement, dans notre humanité. Faible et tragique humanité. Perverse et grandiose humanité.
Les musiciens sont là pour nous redonner de l'oxygène entre les scènes que le talent des comédiens rendait plus que dérangeantes, irrespirables, insoutenables. Tout est là pour nous déstabiliser, nous chambouler au profond de notre conscience. Les mots de Pommerat et la justesse sublime de sa mise en scène nous touchent en plein coeur. C'est une expérience autant douloureuse qu'euphorisante, autant effrayante qu'exutoire. On en ressort fascinés et bouleversés.
Dans ce spectacle tout est parfait. On ne peut dire plus. Dans le dépouillement le plus complet, une tension inimaginable se crée, dans des situations presque insupportables selon les scènes. Les acteurs, merveilleusement habités, sont d'une justesse à couper le souffle.
La précision de l'utilisation des lumières comme créatrices autant d'espace que de sens nous laisse, elle aussi, admiratifs. La musique, les effets sonores... tout contribue à créer une ambiance qui ne peux laisser indemne.
Sur cette espace vierge, cette page qui veut paraître blanche mais qui est déjà noircie, le verbe est projeté. Acéré, il s'enfonce en nous, nous taille à vif, là où ça fait mal, dans notre intimité, notre propre histoire. Car chacun se reconnaît. Cette pièce a bouleversé l'ado que je suis, mais ne pourra que toucher chaque être humain dont le coeur est encore de chair, car ces mots nous parlent à nous, directement, dans notre humanité. Faible et tragique humanité. Perverse et grandiose humanité.
Les musiciens sont là pour nous redonner de l'oxygène entre les scènes que le talent des comédiens rendait plus que dérangeantes, irrespirables, insoutenables. Tout est là pour nous déstabiliser, nous chambouler au profond de notre conscience. Les mots de Pommerat et la justesse sublime de sa mise en scène nous touchent en plein coeur. C'est une expérience autant douloureuse qu'euphorisante, autant effrayante qu'exutoire. On en ressort fascinés et bouleversés.