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Bienvenue sur Parabase, le blog où je poste pour vous mes critiques de théâtre des pièces que je suis allé voir dans le Vaucluse (84) et particulièrement Avignon bien sûr !
Beau. Mais pas parfait. Tiens, un roman mis en scène, intrigant ! On y va ? On y va. Et on
n'a pas regretté.
Un décor simple sentant un peu trop le carton-pâte sur lequel vient se percher un seul acteur, Gilles Janeyrand, pour nous donner ce texte si connu, pour l'incarner et le faire vivre devant
nous. La musique nous met tout de suite dans une ambiance charmante, désuette, et il arrive, gonflé d'humilité devant l'oeuvre de Zweig qu'il s'apprête à nous livrer.
On pourrait peut-être lui reprocher, cette fois-là sans doute, une certaine mollesse d'entrée de jeu, qu'il perdra heureusement petit à petit pour enfin nous captiver pleinement. Un manque de
concentration qui pourrait s'expliquer par le fait... qu'on le voyait encore au café du théâtre quinze minutes seulement avant le début de la représentation! Hélas cela a provoqué par
moment une certaine monotonie dans ce difficile exercice qu'est le monologue. Quand l'acteur n'est "pas dedans", le spectateur peut "décrocher".
Mais les mots de Zweig sont bien là, sont bien dit, et on les écoute avec plaisir et frisson. On en ressort donc non pas transcendé, mais heureux d'avoir
assisté à un théâtre noble et d'une certaine qualité, et surtout d'avoir passé un bon moment en compagnie d'un si beau texte.